L’accès Internet résidentiel favorise l’égalité numérique pour les familles à faible revenu

 

Un nouveau programme novateur permet à des dizaines de milliers de familles à faible revenu d’avoir une connexion Internet rapide et fiable à la maison, ce qui se traduit par un futur en ligne plus fort et sain pour les jeunes qui grandissent dans notre monde connecté.

Pour Reava Connolly, les voyants verts du modem Wi-Fi placé sur un comptoir étroit de son appartement à Vancouver représentent bien plus qu’une passerelle Internet. Ils sont le signe qu’elle n’est pas seule, qu’elle est connectée au monde extérieur.

Âgée de 43 ans, Mme Connolly s’est sortie d’un cycle dévastateur d’itinérance et de dépendance il y a plus de quatre ans. Dans ce nouveau chapitre de sa vie, elle a déménagé en ville, trouvé un logement et s’occupe de son rétablissement, soutenue par ses proches.

Renouer avec ses trois fils, aujourd’hui âgés de 16, 18 et 24 ans, a toujours été la priorité dans la reconstruction de sa vie, étape par étape. Puis il a fallu ouvrir un compte bancaire. Payer le loyer. Faire l’épicerie. « Des activités de la vie courante », dit-elle.

Ses enfants étaient très heureux de retrouver leur mère. Elle a toutefois eu de la difficulté à convaincre les deux plus jeunes de passer du temps à son appartement.

Vivant de ses prestations d’invalidité, Mme Connolly n’avait pas les moyens de s’abonner à Internet haute vitesse. Elle n’était pas contrariée par la situation, mais ses fils sont des adolescents normaux, adeptes de jeux vidéo et actifs dans les médias sociaux. Fait important, ils visitent aussi divers sites web et différentes plateformes numériques pour l’école.

Il était difficile de motiver les garçons à rester lorsque la connexion Internet la plus proche était à la bibliothèque municipale et qu’il fallait remplacer une soirée Netflix par de vieux DVD.

« Pour eux, c’était un peu comme vivre au Moyen-Âge. Ils avaient accès à tout chez leur père et à rien chez leur mère », raconte Mme Connolly.

Une solution aux préoccupations de Mme Connolly s’est présentée de façon inattendue quand elle a reçu une lettre présentant un projet novateur de TELUS.

Le programme Internet pour l’avenirMC de TELUS a été lancé en 2016, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et des organismes sans but lucratif de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Il permet aux familles monoparentales à faible revenu de profiter de vitesses de téléchargement allant jusqu’à 25 Mbit/s à 9,95 $ par mois. De plus, les familles peuvent acheter des ordinateurs portatifs remis à neuf à faible coût et profiter de programmes éducatifs importants, comme TELUS Averti, en plus d’avoir accès à des ressources gratuites sur la culture numérique pour profiter pleinement de leur accès au réseau.

Depuis, TELUS a élargi la portée de son programme partout au pays en participant à l’initiative Des familles branchées du gouvernement fédéral en 2018 pour permettre à d’autres centaines de milliers de Canadiens de profiter d’une connexion Internet abordable à la maison.

« Aux quatre coins du pays, 42 pour cent des familles à faible revenu n’ont pas accès à Internet à un prix abordable, ce qui fait en sorte que les enfants risquent de tirer de l’arrière à l’école. Selon ACORN Canada (en anglais), l’accès Internet résidentiel augmente les taux d’obtention d’un diplôme secondaire de 6 à 8 %. »

Irfan Sabir, ministre des Services sociaux de l’Alberta, mentionne que la province salue l’aide des partenaires du secteur privé comme TELUS en ce qui concerne l’élimination du fossé numérique.

« La pauvreté est un enjeu social complexe, et il faut établir des partenariats novateurs pour y remédier, affirme M. Sabir. Les citoyens individuels, les familles, les collectivités, les entreprises privées, les organismes sans but lucratif et les gouvernements doivent tous collaborer pour lutter contre la pauvreté et assurer l’avenir des enfants. »

Jessica Taylor a été l’une des premières à s’inscrire au programme quand sa voisine et bonne amie de Vancouver Reava Connolly lui en a parlé.

La Vancouvéroise de 34 ans vit avec sa fille de six ans, Dylan, et son bébé Logan né en mai 2018. Chef de métier ayant reçu une certification Sceau rouge en arts culinaires, elle peine à maintenir un emploi stable, souffrant de dépression et d’anxiété.

« C’est difficile, affirme Mme Taylor au sujet de sa difficulté à joindre les deux bouts chaque mois. On y arrive, mais mon revenu m’impose des sacrifices. »

Mme Taylor reconnaît que procurer un accès Internet à ses enfants est presque aussi essentiel que de leur servir des repas équilibrés. Les professeurs de Dylan lui suggèrent déjà des applications éducatives à télécharger ainsi que des outils et des jeux d’apprentissage en ligne. Cette réalité ne fera que s’accentuer alors que son frère et elle grandiront.

« Les programmes comme celui-là sont importants. Ils aident les personnes avec des moyens réduits à se payer une connexion Internet, ajoute-t-elle. Tous les parents veulent que leurs enfants aient tout pour réussir. C’est ce que vise le programme Internet pour l’avenir. »

Du côté de Mme Connolly, le programme Internet pour l’avenir TELUS est un élément de plus de la vie saine qu’elle continue de bâtir pour elle et ses fils. Elle ne s’attendait pas à ce qu’un service Internet résidentiel produise un tel effet, mais avoue qu’elle aime maintenant avoir accès à des livres, à l’actualité, à des outils éducatifs et à une carrière. Elle a récemment trouvé un emploi dans un centre de réadaptation pour femmes, un poste affiché en ligne auquel elle a rapidement postulé.

De plus, elle fréquente souvent des groupes de clavardage en ligne pour parler à d’autres personnes qui ont des problèmes de dépendance.

« Lorsque vous souffrez de dépendance, vous rejetez les autres et vous vous sentez seul, explique Mme Connolly. J’ai maintenant appris que les liens humains sont tout ce qui compte. Donc, même quand je n’ai envie de parler à personne, je peux aller sur Facebook, lire un message inspirant et retrouver espoir. »

Toutefois, rien n’est comparable au temps qu’elle passe avec ses garçons, qu’ils soient en train de jouer à un jeu vidéo sur l’ordinateur chez elle ou de lui parler par FaceTime lorsqu’ils sont chez leur père.

Les garçons sont heureux, et Mme Connolly aussi. Elle pense aux autres personnes qui ont de la difficulté à sortir de l’isolement et s’appuie sur sa propre sagesse durement acquise.

« Je veux qu’ils sachent que leur vie peut changer. Il existe de l’aide. »